Jean-François Pauzé rend un ultime et touchant hommage à son grand ami Karl Tremblay

Publié le 18 novembre 2023 à 16h47
PAR MARC-ANTOINE LAFLEUR

Le départ du chanteur Karl Tremblay laissera un grand vide dans le coeur de millions de Québécois, mais également dans celui de ses proches.

Parmi ces derniers, il y a bien entendu sa femme Marie-Annick et leurs filles, mais aussi Jean-François Pauzé, son meilleur ami de toujours, avec qui il a lancé le groupe des Cowboys Fringants il y a déjà presque 30 ans.

Ce dernier est demeuré très présent pour Karl dans son combat difficile contre le cancer.




Maintenant qu'il s'est élevé dans les cieux, Karl demeure dans la mémoire collective, et Jean-François a tenu à lui adresser ses aurevoirs avec un texte rempli d'émotions et d'amour.

Voici ce qu'il a dit:

Mon ailier gauche.
Étrangement, mes meilleurs moments avec Karl n'étaient pas avec les Cowboys. Ceux que je chérissais particulièrement se passaient les dimanches et les mardis lorsque nous allions jouer au hockey.

La plupart du temps, nous étions fourbus d'avoir fait des concerts la veille et l'avant-veille. Mais quand nous partions tous les deux vers l'aréna le dimanche soir, on était heureux. C'était notre exutoire, notre détente et notre club social. Le boulevard Gouin qui menait à l'aréna, on l'avait surnommé « la route du bonheur », clin d'oeil à notre première chanson écrite il y a plus de 25 ans.

Jouer au hockey était un prétexte. On aimait ça, oui, mais ce que l'on appréciait d'avantage c'était la p'tite bière d'après-match. Les rires de vestiaire, les confidences surprenantes et les taquineries. J'en buvais 2 parce que je conduisais toujours. Toi tu te gâtais avec 5-6. On revenait pis tu jasais dans l'auto. On est des gars de la génération X parfois un peu pognés par en dedans. Les effets de la Bud Light te déliaient la langue pour te confier plus intimement. Des fois.

On arrivait chez toi et tu me disais toujours : « Viens-tu en prendre une p'tite dernière? Marie n'est pas couchée. ». La plupart du temps je cédais.

Depuis deux ans tu ne viens plus jouer. J'ai encore du fun à voir les boys mais ce n'est plus pareil. Je fais la route seul pis tu me manques. Lundi soir, après ma game, je suis passé chez toi. À ma grande surprise, tu étais réveillé, assis sur ton divan dans le salon. Je suis entré et on a jasé une heure. T'étais brûlé mais tu gardais encore espoir.

36 heures plus tard tu mourrais.

Au moins, je me dis que ce lundi 13 novembre 2023, j'aurai pris « une p'tite dernière » avec toi.


Source: Instagram @lecowboyfringant
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