Une autre grève serait sur le point de se déclencher au Québec
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Le climat social continue de se tendre à la Société de transport de Montréal (STM). Après les chauffeurs, les employés d'entretien et ceux de bureau, c'est maintenant au tour du syndicat des professionnels de se préparer à une éventuelle grève.
Environ 800 employés oeuvrant dans des domaines clés comme l'ingénierie, l'architecture, la comptabilité et l'approvisionnement votent ce jeudi sur l'obtention d'un mandat de grève. Le résultat est attendu en fin de journée.
Selon le conseiller syndical Dave Parent, la négociation est dans une impasse.
Les représentants syndicaux dénoncent le manque d'écoute de la direction, affirmant que toutes leurs propositions ont été rejetées.
Le syndicat affirme que les discussions sont pratiquement suspendues, notamment parce qu'un membre de l'équipe patronale serait présentement en vacances à l'étranger.
Une rencontre virtuelle sous médiation doit toutefois avoir lieu dans les prochaines heures, sans grand espoir d'un déblocage rapide.
Pendant que la STM tente de maintenir ses services, deux membres de l'exécutif syndical se rendront au Brésil pour assister à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP).
Le syndicat y participe chaque année pour plaider en faveur du financement du transport collectif.
Des négociations au point mort à la STM et la situation des grèves au Québec fait fortement réagir
Ce déplacement, maintenu malgré le contexte de tension, vise à rappeler que la crise actuelle à la STM découle aussi d'un manque chronique de ressources financières.
Le syndicat souhaite que Québec ouvre enfin la porte à de nouvelles sources de financement, notamment via le Fonds vert.
Le ministre de l'Environnement Bernard Drainville, quant à lui, a choisi de ne pas se rendre à cette COP, une absence qui ne passe pas inaperçue chez les défenseurs du transport collectif.
Au coeur du conflit se trouve aussi la question de la sous-traitance.
Le syndicat s'oppose fermement à la délégation de certains mandats techniques à des entreprises privées, estimant que cela mine l'expertise interne de la STM.
Les représentants syndicaux rappellent que la société de transport montréalaise possède un savoir-faire unique au Québec.
Selon eux, externaliser une partie du travail mettrait en péril la qualité du service et la stabilité des opérations.
Le vote de ce jeudi s'annonce donc crucial pour la suite des choses.
Si le mandat de grève est adopté, la pression sur la STM et sur le gouvernement provincial pourrait s'intensifier à un moment où les enjeux de mobilité urbaine sont déjà au coeur des préoccupations des Montréalais.
Une chose est sûre : la grogne monte et les syndicats semblent déterminés à faire entendre leur voix, quitte à ralentir la ville pour mieux se faire écouter.
Précédemment sur L'informateur Qc
| SONDAGE |
13 NOVEMBRE | 262 RÉPONSES Une autre grève serait sur le point de se déclencher au Québec Pensez-vous que la STM gère adéquatement ses négociations syndicales ? |
| Oui, elle fait son possible | 22 | 8.4 % |
| Non, elle bloque le dialogue | 63 | 24 % |
| Les syndicats vont trop loin | 129 | 49.2 % |
| Il faut un médiateur neutre | 48 | 18.3 % |
| Liste des sondages |