Une bien mauvaise nouvelle pour les amateurs de soleil
Préparez-vous à ressortir vos chandelles et vos lampadaires : dans deux semaines, le Québec reculera encore ses horloges d'une heure.
Un rituel devenu aussi prévisible que contesté. Dès le premier dimanche de novembre, le soleil se couchera avant 17 h, transformant la fin de journée en début de nuit.
Instauré pour économiser l'énergie, le changement d'heure n'a plus l'éclat d'autrefois. À l'origine, l'idée - popularisée par Benjamin Franklin et appliquée durant les guerres mondiales - visait à maximiser la lumière naturelle pour réduire la consommation de charbon et d'électricité.
Mais en 2025, alors que nos maisons brillent d'écrans et de chauffages électriques, l'argument énergétique fait pâle figure.
Des effets qui divisent les Québécois et plusieurs personnes aimeraient mettre un terme au changement d'heure
Les partisans du système soulignent encore certains bénéfices : plus de clarté en soirée au printemps, moins d'accidents de la route à la tombée du jour et un effet psychologique positif lorsque les jours s'allongent.
Mais l'automne venu, la lune prend vite la relève du soleil, et plusieurs y voient davantage un fardeau qu'un gain.
Les chercheurs sont de plus en plus nombreux à pointer les effets négatifs du décalage.
Les troubles du sommeil, la baisse de productivité et même une hausse du risque d'accidents de la route ont été observés après chaque transition. Les citoyens, eux, s'adaptent tant bien que mal : café plus fort, réveils plus tôt, et humeur parfois plus terne.
Seulement un quart de la population mondiale ajuste encore ses horloges deux fois par an. Dans les pays près de l'équateur, la différence entre les saisons est trop faible pour justifier ce rituel.
À Mumbai, par exemple, le soleil se couche presque à la même heure toute l'année ; alors qu'à Londres, il passe du grand jour à la nuit noire en quelques mois, ce qui explique mieux l'origine du système.
Et au Québec ? Le débat refait surface chaque automne. La Saskatchewan et le Yukon ont déjà cessé d'ajuster leurs montres, et plusieurs États américains militent pour garder l'heure avancée toute l'année.
Le gouvernement Legault reste prudent, préférant attendre un mouvement conjoint avec l'Ontario et New York avant de trancher. En attendant, sortez vos tuques et vos lampes de chevet : la noirceur du souper arrive à grands pas.
Précédemment sur L'informateur Qc
| SONDAGE |
18 OCTOBRE | 681 RÉPONSES Une bien mauvaise nouvelle pour les amateurs de soleil Faut-il abolir le changement d'heure au Québec ? |
| Oui, pour de bon | 518 | 76.1 % |
| Non, gardons-le | 91 | 13.4 % |
| Je suis indécis | 46 | 6.8 % |
| Une heure stable | 26 | 3.8 % |
| Liste des sondages |